TECHNIQUE 

 
 

IDEES REÇUES
Pour beaucoup de gens, la pétanque est un jeu, elle est pratiquée en vacances, en tongs, prisée par les retraités, et accompagnée d'un verre de pastis.
Mais c'est un vrai sport, qui demande beaucoup d'entraînement pour parvenir au haut niveau. Simplement, c'est un sport populaire, convivial, sans contre-indications pour la santé, pouvant être pratiqué à tous âges et avec un matériel peu onéreux.
Même si pratiquer la pétanque dans le cadre de l'éducation physique et sportive peut prêter à sourire, ce sport permet de travailler des compétences spécifiques :
- la concentration
- la précision du lancer
- la coordination
- la stratégie
- l'humour, la camaraderie et la sociabilité
- le respect
Parfois, cette activité est l'unique occasion pour certains enfants de se distinguer dans le domaine sportif, notamment pour les joueurs peu athlétiques. C'est aussi un domaine où garçons et filles sont sur un pied d'égalité.

LA PETANQUE
La pétanque (de l'occitan pès: pieds, et tancar: stopper) est un jeu de boules dérivé du jeu provençal. C'est le huitième sport en France par le nombre de licenciés : 362 867 joueurs recensés (fin 2007). Il existe de nombreuses fédérations nationales affiliées à la fédération internationale. Fin 2007, on compte 558 898 licenciés répartis dans 78 pays, de l'Algérie au Viêt-Nam. À ces chiffres, il convient de rajouter les pratiquants occasionnels, en vacances notamment, c'est-à-dire plusieurs millions d'amateurs.
C'est un sport principalement masculin (seulement 14 % des licenciés sont des femmes en France). Néanmoins, c'est l'un des rares sports où des compétitions mixtes sont organisées.
À travers le monde, la pétanque est un véritable symbole de la culture méditerranéenne.

CHOIX DE LA BOULE
LES BOULES DE LOISIR
Ces boules sont interdites en compétition mais vous pourrez tout de même les utiliser pour le concours du terrain de camping, ou tout autre partie occasionnel.
Ces boules ont un poids et un diamètre uniques. Elles conviennent ainsi à tout type de mains et aux personnes de tous âges et sexes.
Leur poids varie entre 600 et 800 grammes, et la fabrication de celle- ci est régie par la NORME NF S 52-200.
Ces boules sont très peu onéreuse et il n'est pas rare de trouver des coffrets de 6 boules au alentour de 15 Euros.
LES BOULES DE COMPETITIONS
Les boules de compétitions doivent correspondre aux caractéristiques suivantes :
- Les boules doivent être en métal
- Leurs diamètres doit être compris entre 7,05 cm et 8 cm
- Leurs poids doit être compris entre 650 g et 800 g
Le poids de la boule ainsi que la marque du fabriquant être gravés et lisibles sur les boules
Enfin il est possible de graver nom, initial, surnom du joueur sur ces boules.
Il faut également noter que les boules de compétions vendu sont agrées par la FIPJP.
Nous allons maintenant voir comment choisir ses boules.
DIAMETRE DE LA BOULE
Comme nous l'avons vu le diamètre peut varie de 70.5 mm à 80mm. Ce diamètre à une influence sur le comportement de la boule et les joueurs exigeant doivent tenir compte de ce paramètre.
Il est normalement fonction de la taille de la main (pour permettre une bonne préhension). Cela dit, ce diamètre a aussi des impacts sur le comportement de la boule, et certains joueurs peuvent choisir un diamètre inférieur ou supérieur.
 un pointeur choisira plutôt un petit diamètre, qui avantage le point (masse volumique supérieure, qui rend la boule moins sensible aux aspérités du terrain lors de sa course au sol, et qui raccourcit cette dernière)
 un tireur choisira plutôt un gros diamètre, qui avantage le tir (section plus grosse, qui donne plus de chances de toucher la boule cible)
 un milieu choisira plutôt le diamètre correspondant à sa main, qui offre le meilleur compromis.
POIDS DE LA BOULE
Le poids d'une boule doit être compris entre 650 et 800 grammes.
Le choix du poids est très lié au rôle du joueur :
 un pointeur choisira une boule « lourde » : au moins 710 g en général (même raison que pour le choix du diamètre d'atténuer les problème lié au irrégularité du sol.
 un tireur choisira une boule « légère » : au plus 690 g en général (cela permet de fournir un effort moindre et le tire sera plus précis)
 un milieu choisira une boule de poids médian : entre 690 et 710 g en général, ce qui offre un bon compromis
DURETE DE LA BOULE
La dureté de la boule influe sur son comportement, tant au point qu'au tir : plus une boule est tendre, plus elle absorbe les chocs (en se déformant), ce qui offre un avantage au joueur :
 au point car ces boules se comportent mieux au moment de l’impact avec le sol
 au tir où les carreaux sont plus nombreux (et les reculs moins nombreux)
On distingue classiquement trois niveaux de dureté :
 boule dure ces boules très résistante ce conservent très longtemps, mais elle n'ont pas les avantages ci-dessus
 boule demi tendre ces boules sont un bon compromis. Elles sont plus avantageuse qu'une boule dure tout en conservant une durée de vie très correcte
 boule tendre ces boules apporte un avantage pour les pointeurs et les tireurs mais elles s'usent plus rapidement et ne tienne en général que quelque saison
Si les boules dures peuvent se conserver pendant de longues années, il n’en va pas de même pour les demi tendres et les tendres, qui s’abîment à chaque choc : les boules tendres ne tiennent en général qu’une saison pour une utilisation régulière.
D’autres niveaux sont proposés par certaines marques :
 boule très tendre
 boule + : qui offre le comportement d’une boule très tendre mais avec un niveau d’usure équivalent à une demi tendre
LA STRIATION
Elle est une affaire de goût. Une boule striée accroche plus dans la main et « colle » un peu mieux aux aspérités du terrain.
PRIX
Le prix est également un critère de choix : si les boules de loisir sont peu onéreuses, le prix de boules de compétition peut atteindre 250 euros. Un budget entre 50 et 150 euros (suivant la dureté souhaitée) permet d’acquérir de très bonnes boules de compétition, les prix supérieurs sont dus à l’emploi d’aciers inoxydables spéciaux.
Enfin, il faudra choisir la marque en fonction des types de boules proposés, et le cas échéant, de l’affinité personnelle.

COMPOSITIONS D’EQUIPES
 en quadrette, un pointeur, 2 milieux et un tireur (composition non reconnue officiellement)
 en triplette, un pointeur, un milieu et un tireur
 en doublette, un pointeur et un tireur
 en tête à tête.

Ces rôles ne sont pas intangibles : en cours de partie, l’équipe peut décider de modifier la « formation », en cas de méforme d’un des joueurs. En général, lorsqu’une boule doit être pointée, c’est le pointeur qui joue, s’il n'a plus de boules, c’est le milieu, et si ce dernier n’a plus de boules, c’est le tireur. Lorsqu’une boule doit être tirée, c’est la même chose dans l’ordre inverse. Dans certains cas (assez rares), cet ordre n’est pas respecté pour des raisons tactiques.
Au point, une boule placée devant le but a plus de valeur qu’une boule placée derrière à la même distance, car :
 elle gêne l'adversaire, qui peut accidentellement la pousser et donc améliorer sa position,
 elle peut être poussée par la suite par un coéquipier pour améliorer sa position,
 une boule placée derrière peut permettre à l'équipe adverse de réaliser un devant de boule (voir ce terme dans la section « Vocabulaire spécifique »).
On considère donc qu'une boule placée devant le but, entre 0 et 50 cm (indicatif, dépend du terrain) de distance, est bien jouée.

ROLES DES JOUEURS
Le pointeur
Le pointeur joue en premier pour essayé placer la boule le mieux possible, puis quand celui-ci n'a plus de boule le milieu joue.
Au point, il faut toujours essayer de placer sa boule devant le cochonnet. Cette boule aura plus de valeur qu’une boule placée derrière à la même distance puisque:
- Elle sera gênante pour l'adversaire, qui pourra accidentellement la pousser.
- Un coéquipier pourra la poussée pour améliorer sa position.
- Une boule placée derrière peut permettre à l'équipe adverse de s'appuyer dessus.

Le tireur
Le tireur intervient seulement pour tirer les boules gênante et il pointera seulement si sont équipe n'as plus de boule.
Le tireur doit frapper la boule adverse de façon à déloger celle-ci de l'endroit où elle se trouve et à l'écarter du but.
Il existe 3 types de tir :
- Le tir devant : Celui-ci consiste à tirer avant la boule visée pour que votre boule roule jusqu'a sa cible. Attention si le terrain est irrégulier votre boule sera dévié et la puissance de tir diminué.
- le tir au fer : Il consiste à taper directement dans la cible. Ce tir est le plus difficile à réaliser mais permet de faire des carreaux.
- le tir à la rafle : Il consiste à lancer sa boule très fort à ras de terre. Ce tir n'est pas très aimé des bouliste car il peut engendrer un effet de "billard". il est plus facile à réaliser

Le milieu
Comme son nom l’indique, le milieu devra composer en fonction de la situation soit en pointant, soit en tirant. On dit que le rôle de milieu est le plus difficile car il doit allier point et tir. Donc disposer du jeu le plus complet et savoir très vite s’adapter à la stratégie en cours de partie.

STRATEGIE
Dans certains cas, le pointeur ne cherchera pas à s'approcher le plus près possible du but. Il peut :
 essayer de placer sa boule en position de contre (près d'une boule adverse, ce qui met cette dernière en danger si la première boule est tirée),
 essayer de placer sa boule à quelque distance du but : cette tactique peut être appliquée dans le cas où l'équipe adverse fait beaucoup de carreaux, ainsi que sa propre équipe, donc à haut niveau. En revanche, si l'équipe adverse tire bien mais sans faire de carreaux, on préfèrera très bien pointer pour fatiguer le tireur, ou du moins, faire passer ses boules. Les carreaux ne sont alors plus une valeur ajoutée, et si l'équipe adverse décide de pointer, l'équipe du premier pointeur prend le tir et peut marquer.

À chaque étape du jeu, après lancement de la première boule, l'équipe qui n'a pas le point doit décider s’il vaut mieux pointer ou tirer. Parmi les facteurs à considérer :
 proximité de la boule adverse au but,
 difficulté du terrain (il est plus facile de reprendre un point à 30 cm sur un terrain bien aménagé que sur un terrain caillouteux),
 positions de contre, ou difficulté du tir envisagé (tir « à la sautée », boules collées, etc.),
 nombre de boules restant en main dans chaque équipe, et nombre de boules qui « comptent » (qui sont bien placées) dans le jeu. Un mauvais jugement de ce facteur peut conduire une équipe à se découvrir (voir Vocabulaire spécifique).

Le lancer du but est un élément qui ne doit pas être négligé. Deux degrés de liberté sont à exploiter au mieux :
 la distance : elle est souvent choisie en fonction des qualités des 2 tireurs : on pourra le jeter :
 à une distance où le tireur adverse est moins à l’aise,
 alternativement à 6 et 10 m de façon à « dérégler » le tireur adverse dans le cas où il est bon à toutes distances,
 à une distance qui ne pénalise pas le tireur de son équipe ;
 la direction (et la distance) : elle est souvent choisie en fonction des qualités des 2 pointeurs :
 certains endroits peuvent être plus difficiles à atteindre selon qu’on est gaucher ou droitier,
 on essaiera de privilégier son pointeur en faisant en sorte qu’il dispose d’une bonne donne pour son coup le mieux maîtrisé (demi portée, portée, etc.), choix du terrain, sous un arbre, face à un mur, face au soleil, etc.….
 on conservera une distance où on s’aperçoit que son équipe pointe mieux que l’équipe adverse,
 dans le cas où l’on n’est pas limité par un cadre, on pourra « changer de terrain », c’est-à-dire envoyer le but à un endroit différent de celui où on est habitué à jouer depuis le début de la partie. Souvent lorsqu’une équipe est malmenée, elle cherche à marquer pour prendre le but et « changer de terrain », pour essayer de reprendre la partie en main. Quelquefois, plusieurs mènes sont nécessaires pour arriver au terrain convoité (rappelons que le cercle doit être tracé autour du point où se trouvait le but à la mène précédente).

Ce ne sont bien sûr que les idées générales.
Au haut niveau, les mènes se jouent très souvent à 10 m, distance à laquelle une différence peut éventuellement se faire au tir

La tactique : La pétanque est aussi un jeu tactique, et c’est souvent elle qui fait gagner les parties, surtout lorsqu’on débute. Faite de science, de stratégie et de psychologie, elle est plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord et ne s’acquiert qu’au fil d’une longue pratique. Dans l’attente de la maîtriser, prenez déjà les bonnes habitudes suivantes :
Les boules. La base de toutes les décisions étant l’avantage ou le désavantage de boules, ayez en tête à chaque moment le nombre de boules restant à jouer et dans les mains de qui elles sont.
Le score. De la même façon, ayez en tête à chaque instant le score. En effet, les décisions que vous prendrez devront tenir compte du moment de la partie où vous vous trouverez. Ainsi, en début de partie, vous pourrez prendre certains risques inenvisageables à la fin. Le milieu de la partie sera le moment ou vous tenterez de faire le break avec l’adversaire. En fin de partie, il sera important de tenter de gagner et surtout d’empêcher l’adversaire de le faire.
Les vieux principes. Certains proverbes hantent les jeux de boules, ne les négligez pas : ils sont la base de la sagesse bouliste. Inutile de développer ici leur sens, la plupart de vos partenaires ne manqueront pas de vous expliquer ce que signifient : boule devant, boule d’argent, derrière, il n’y a rien, la donnée la plus proche est toujours la meilleure ou mieux vaut sardine sur le pain que grive qui vole ?
Le matériel : La Pétanque se joue avec des boules agréées par la F.I.P.J.P. A ambitions plus grandes, meilleur matériel : si les grands champions sont capables de briller même avec des pommes de terre, le débutant soucieux de bien jouer aura avantage à se procurer un matériel de bonne qualité : toutes les marques en proposent à un prix raisonnable
L’approche mentale : Si vous avez envie de bien jouer, c’est bien : vous avez déjà la passion du jeu. Attention, toutefois : sous des dehors débonnaires, la pétanque est un jeu éprouvant pour les nerfs, et la tension qui en résulte peut vous faire perdre tous vos moyens. Ceci exige donc une approche mentale particulière, qu’il faut tenter de maintenir tout au long de la partie. Bien qu’elle soit bien plus complexe, on peut la définir en quatre mots, les 4 C: calme, concentration, combativité et confiance en soi.

Vous voulez gagner des concours.
Bien que jouant depuis peu, vous participez à des concours. Naturellement, vous en êtes rapidement éliminé, et vos partenaires, pour peu qu’ils soient habitués du fait, vous expliquent que gagner, n’est pas pour les joueurs comme nous, qu’il faut être doué, ou ne faire que ça de la journée. Ces propos, marqués du sceau de la résignation, sont faux, bien sûr. Quiconque est désireux de progresser et fait les efforts nécessaires pour y parvenir voit en quelques mois, et quel que soit son âge, son niveau monter de façon spectaculaire.


VOCABULAIRE LIE AU POINT
 Avoir le point : posséder une boule (ou plus) mieux placée que celles des adversaires.
 Reprendre le point : placer une boule en faisant mieux que l'adversaire qui avait le point.
 Faire un biberon, un têtard : la boule colle le but (ou "bibe"). Voir aussi "bouchonner".
 Devant de boule : se placer devant une boule adverse en s'y collant. Ceci est gênant pour l’adversaire car ce sont des boules difficiles à tirer (la plupart du temps, la boule qui est devant reste en place, et c’est la boule qui se trouve derrière qui s’en va).
 Faire un bec : heurter une boule déjà placée pour faire dévier la sienne vers le but.
 La donnée ou La donne : zone d'impact au sol de la boule pointée. La recherche d'une bonne donnée est primordiale sur des terrains difficiles.
 Jouer en demi portée : pointer en lançant la boule environ à mi-distance (cette distance variant suivant le terrain et la hauteur à laquelle la boule est envoyée) entre le cercle de lancer et le but. C'est le style d'appoint le plus répandu et le plus facile à réaliser.
 Porter, Plomber ou Envoyer : pointer en lançant la boule très haut, afin qu'elle roule le moins possible en retombant sur le sol (on dit qu’on assomme la boule). Ce style d'appoint demande une très grande maîtrise. L’envoi est l’action d'envoyer.
 Faire glisser (ou Faire rouler) : pointer en lançant la boule assez près du cercle de lancer. Ce coup peut être avantageux sur des terrains bien particuliers, en général lisses et qui répondent mal aux boules piquées.
 Jouer une boule nature : Jouer la boule sans lui donner d’effet.
 Tenir (ou Serrer) une boule : au point, donner un effet rétro à la boule, de sorte qu'elle roule moins qu'une boule jouée nature (sans effet). On dit des joueurs qui maîtrisent cette technique qu'ils jouent « au poignet ». On dit de ceux qui la maîtrisent à son maximum qu’ils « bloquent » la boule (car à la tombée, la boule est comme bloquée, puisqu'elle avance très peu).
 Lâcher la boule : au point, jouer un peu plus fort que la normale, soit volontairement, soit involontairement.
 Piquer la boule : la faire frapper le sol avec un angle assez important. La distinction boule piquée / non piquée se fait sur les coups en demi portée : la courbe est plus en cloche pour une boule piquée.
 Jouer haut, bas, au jeu : lorsque le terrain est penché latéralement (ce qui est très souvent le cas), on distingue le haut (le côté le plus haut) et le bas (le côté le plus bas). Ainsi, jouer :
 au jeu est jouer sur la trajectoire idéale passant par le cochonnet,
 plus haut que jeu est jouer sur toute trajectoire passant plus haut que le cochonnet,
 plus bas que jeu est jouer sur toute trajectoire passant plus bas que le cochonnet.
 Donner de l’effet à ou Tourner une boule : Lancer la boule en lui imprimant un effet de rotation latérale grâce à un mouvement des doigts. Bien maitrisé, ce geste est d’une grande utilité lorsque :
 une boule se trouve « en plein jeu » (c.-à-d. lorsqu’elle se trouve sur la trajectoire idéale qui permet d’atteindre le but) : dans ce cas, le pointeur envoie sa boule par côté et la « ramène » vers le but grâce à l’effet imprimé.
 le terrain est très difficile et que les données sont rares: parfois les seules données acceptables ne sont pas « au jeu » et l’effet est nécessaire pour « ramener » la boule vers le but.
 Répondre : La réponse d’une boule est son comportement à la tombée, lorsque le joueur lui a donné un effet. Une boule peut bien répondre si le comportement est celui attendu, ou mal dans le cas contraire. Comme la réponse d’une boule est en fait due au terrain, on parle aussi de réponse du terrain (ou d’une zone de terrain).
 Jouer (ou Rentrer) une boule : Pointer dans l’intention de pousser une boule de son équipe qui est devant le but mais qui n’est pas assez près pour marquer (idéalement, après le coup, la boule poussée et la boule jouée marquent). Tout l’art de ce coup est de doser la force de façon à ce que si la boule visée est ratée, le point soit pris quand même.
 Faire un demi-coup : Jouer la boule plus fort que ce que demanderait un appoint normal (on dit « plus fort que jeu ») afin de venir heurter des boules (ou le but) pour les déplacer sur une faible distance. Il s'agit d'un coup entre le point et le tir, d’où son nom. Il peut être utilisé pour séparer deux boules collées.
 Serrer : Pointer toutes les boules restantes du mieux possible. La plupart du temps, on serre lorsqu'on n'a pas réussi à tirer une boule adverse qui est très près du cochonnet. On se résigne donc à laisser la mène à l'adversaire, mais on l’empêche de marquer trop de points.
 Faire un Palouf : (ou aussi : palouffer) se dit lorsqu'un joueur envoie une boule beaucoup trop courte.
 Jouer volontiers : c'est, à l'inverse du palouf, une boule jouée trop fort.
 Faire un nari (accent tonique sur le a) : rater complètement son appoint.
 Escamper ses boules : rater complètement ses appoints dans une mène.
 Démarquer : dans le cas où l'équipe adverse n'a plus de boule, où au moins un point est déjà acquis, et où l’on pointe pour « ajouter » (des points), c’est donner le point à l'adversaire (soit en chassant la boule (ou les boules) de son équipe qui avait (avaient) le point, soit en « rentrant » une boule adverse, c'est-à-dire en la poussant de telle sorte qu’elle marque). On peut aussi se démarquer en tirant.
 Ne pas jouer pour le perdre : lorsqu'un joueur parvient à reprendre le point à l'adversaire alors que le pointage est difficile, on dit qu'il n'a pas joué pour le perdre.
 Ne pas jeter sa boule : réussir une boule utile (sans forcément prendre le point). Au contraire, on dit qu'un joueur a jeté sa boule lorsqu'il joue un mauvais coup.
 Faire un vol (on entend souvent: « C’est du vol ! ») : lorsqu'une boule mal jouée embarque le cochonnet, ou heurte involontairement une boule bien pointée, bref, on dit qu'il y a vol dès qu'une boule mal jouée parvient à faire reprendre le point à son équipe.
 Rétropissette: technique de pointage permettant de s'affranchir des irrégularités du terrain en donnant à la boule un effet rétro.
 Le point de l'Anglais ou La boule piège : se dit d'un point suffisamment mauvais pour que l'équipe adverse croie pouvoir le reprendre facilement, en vain.


VOCABULAIRE LIE AU TIR
 Tirer au fer : lancer une boule directement sur la boule visée. Il s'agit de la façon « classique » de tirer.
 Tirer devant : lancer une boule à 30 cm (indicatif) maximum devant la boule visée. Ce tir peut se pratiquer sur des terrains qui ne « sautent » pas (c-à-d. où les boules ne rebondissent pas après l’impact), ou bien par des tireurs qui lancent leur boule (trajectoire ou effet spécifique) de manière à ce qu'elle rebondisse très peu.
 Tirer à la raspaille (ou à la rafle), raspailler : contraire du tir au fer, la boule roule avant de toucher la ou les boules visées. Cette technique est généralement assez mal vue par les puristes.
 Faire un carreau : terme employé quand il y a « tir au fer ». La boule de tir lancée reste dans un rayon maximum de 50 cm (indicatif) autour de l'impact. Trois situations sont décrites par des termes spécifiques :
 on réalise un carreau parfait ou un arrêt lorsque la boule tirée prend la place exacte de la boule cible,
 on réalise un carreau allongé lorsque la boule tirée roule vers l’avant après l'impact sur la boule cible,
 on réalise un recul lorsque la boule tirée repart en arrière après l'impact sur la boule cible.
 Faire un palet : tirer une boule sur le jeu en tirant « à la raspaille » ou en « tir devant » : la boule lancée reste dans un rayon maximum de 50 cm (indicatif) autour de l'impact. Deux situations sont décrites par des termes spécifiques :
 on réalise un palet parfait ou un arrêt lorsque la boule tirée prend la place exacte de la boule cible,
 on réalise un palet allongé lorsque la boule tirée roule vers l’avant après l'impact sur la boule cible.
 Faire un trou : tirer à côté de la boule visée (c'est un tir raté).
 Faire un écart : faire un trou en tapant trop à gauche ou trop à droite.
 Faire un brochet ou Faire un crocheton : faire un écart important.
 Faire une casquette : frapper une boule sur sa « tête » (partie supérieure). La boule cible reste à sa place ou bouge très peu.
 Faire une sautée (ce dit aussi Trier) : frapper une boule qui se trouve quelques centimètres derrière une autre (sans toucher cette dernière) : ce tir demande bien sûr une précision absolue en distance.
 Faire un choisi (ce dit aussi Trier) : frapper une boule qui se trouve à côté d'une autre boule, sans déloger cette dernière.
 Tirer sur l’oreille : frapper une boule sur le côté, de façon à la faire partir de travers.
 Faire un sifflet ou Faire un ciseau : chasser deux boules adverses en un seul tir. Ce coup requiert de heurter la première boule selon l'angle adéquat afin de chasser la deuxième par ricochet.
 Tuer le chien : tirer une boule de sa propre équipe, de façon non intentionnelle.
 Avoir un contre : tirer la bonne boule, mais de telle façon que celle-ci ou la boule jouée aille percuter – et démarquer – une boule de sa propre équipe. On parle de position de contre lorsqu’un contre a une probabilité non négligeable d’arriver en cas de tir. On parle de contre sec lorsque la boule adverse heurte la boule de sa propre équipe en plein et donc prend sa place : ce cas-là est évidemment très mauvais pour l'équipe du tireur.
 Tirer le but (avec toutes les déclinaisons de but) : parfois, si une équipe est mal embarquée dans une mène elle peut essayer de tirer le but pour annuler celle-ci. On dit alors qu'elle tire le but.
 Pet de vieille : il s'agit d'un tir qui n'est pas au fer, et qui se contente d'effleurer la boule visée sans la faire bouger suffisamment selon les puristes (on qualifie de pet parfait un pet de vieille qui ne permet pas de reprendre le point).
 Se découvrir : tirer trop de boules, de sorte à s’exposer à « prendre une grosse mène » si l'équipe adverse réussit ses tirs.
 Faire une ferret : tirer les boules de son partenaire.
 Chiquer une boule: tirer sur une boule et la toucher sans la faire partir suffisamment ou qu'elle revienne a sa place.

EXPRESSIONS DIVERSES
 Embrasser Fanny, Faire fanny, Être fanny ou (Se) Prendre une fanny : perdre une partie sur le score de 13 à 0. L'équipe ayant gagné peut alors se prévaloir d'avoir mis une grosse mine à ses adversaires. À l'origine, les perdants devaient alors embrasser les fesses d'une femme postiche nommée Fanny, représentée sous forme de tableau, de poterie ou de sculpture.
 Mettre une fanny : gagner une partie sur le score de 13 à 0.
 Une valise, valoche : se dit lorsqu'on prend 5 ou 6 points dans une mène.
 Un sac à main : se dit lorsqu'on prend 4 points dans une mène.
 Un portefeuille : se dit lorsqu'on prend 3 points dans une mène.
 Faire la musique ou Faire la chanson : essayer de déstabiliser l’adversaire en discutant entre les points, soit avec lui, soit avec ses propres partenaires.
 Une valise, valoche de un : Se dit lorsqu'une équipe aurait pu faire une valise, valoche et n'a finalement mis qu'un point. Expression de soulagement d'une équipe plutôt mal partie.
 Le biberon ou têtard : lorsque votre boule vient se coller au petit.
 Faire une casquette : Tirer de manière à ce que la boule retombe sur le dessus de la cible.
 Faire un trou : Tirer en ratant sa cible.
 Un rétro : lorsque la boule tirée revient en arrière une fois au sol grâce à un effet judicieusement placé…
 Voleur de poules : vous emportez le cochonnet dans vos boules.
 Plomber : pointer une boule en la lançant très haut de façon à ce qu’elle retombe très près du but.
 Une sautée : la boule à tirer se trouve derrière une autre boule.
 Un palet : lorsque vous avez réussi votre tir mais que la boule s’est légèrement éloignée. Si elle s’est immobilisée, c’est un carreau.
 Une donnée : la place idéale à atteindre avant de jouer.

HISTORIQUE
Le jeu de boules est aussi ancien que la civilisation des loisirs, passant d'Égypte en Grèce et aurait été introduit en Gaule par les Romains. Les boules ont d'abord été en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier. Mais, après les « bouleurs » du Moyen âge, l'âge d'or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance où la noblesse s'empare du jeu au même titre que le bilboquet et le jeu de paume (qui deviendra le tennis). Pour des raisons obscures, il semblerait que le jeu de boules ait été interdit au peuple de 1629 à la Révolution.
Dès le début du XIXe siècle, le jeu de boules (dont l'interdiction n'a d'ailleurs jamais été tout à fait respectée) est répandu du nord au sud de la France. Dans Ferragus, (1833), Honoré de Balzac décrit les parties de boules du faubourg Saint-Marceau aujourd'hui Faubourg Saint-Marcel : « Cette esplanade, d'où l'on domine Paris, a été conquise par les joueurs de boules, vieilles figures grises, pleines de bonhomie, braves gens qui continuent nos ancêtres, et dont les physionomies ne peuvent être comparées qu'à celles de leur public. L'homme devenu depuis quelques jours l'habitant de ce quartier désert assistait assidûment aux parties de boules. Ce nouveau venu marchait sympathiquement avec le cochonnet, petite boule qui sert de point de mire, et constitue l'intérêt de la partie ; il s'appuyait contre un arbre quand le cochonnet s'arrêtait ; puis, avec la même attention qu'un chien en prête aux gestes de son maître, il regardait les boules volant dans l'air ou roulant à terre. Vous l'eussiez pris pour le génie fantastique du cochonnet. Il ne disait rien, et les joueurs de boules, les hommes les plus fanatiques qui se soient rencontrés parmi les sectaires de quelque religion que ce soit, ne lui avaient jamais demandé compte de ce silence obstiné;
En 1850, la première société officielle, « le Clos Jouve », fut fondée dans la région de Lyon puis, en 1906, la Fédération lyonnaise et régionale ouvre la voie en 1933 à la Fédération nationale des boules qui deviendra Fédération française de boules (FFB) en 1942. Bien que regroupant nombre de jeux de boules (« boule des berges », « boule en bois », « jeu provençal »), la FFB fut dominée par le jeu de boule lyonnaise (128 000 joueurs en 1945), jusqu'au début du XXe siècle.
Au XIXe siècle, alors que chaque région, ou presque, introduit une variante d'usage, les méridionaux se passionnent pour la longue ou jeu provençal avec des règles simplifiées, le libre choix du terrain, mais où les tireurs font trois pas de course pour prendre leur élan. C'est ce jeu que Marcel Pagnol décrit dans ses souvenirs d'enfance (Le temps des amours) et qui fut intégré dans le film Le château de ma mère.
En 1904, un Alsacien du nom de Félix Rofritsch entreprit la fabrication des premières « boules cloutées » (en bois recouvert d'une carapace de métal, formée de clous) dans son atelier de la rue des Fabres, à Marseille, sous le label de « La Boule Bleue ».
Le jeu provençal donnera naissance en 1907 à la pétanque, lors de la partie historique à La Ciotat où un champion de jeu provençal, Jules Hugues dit « Lenoir », ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, s’est mis un jour, à tracer un rond, envoyer le but à 5-6 m, et, les « pieds tanqués », à jouer ses boules pour se rapprocher du cochonnet. Ceci se passait sur le terrain de boules d’un café « La boule étoilée » (terrain baptisé ainsi en clin d'œil aux boules cloutées de l'époque) dont les propriétaires s'appelaient Ernest et Joseph Pitiot. Les deux frères comprirent vite l'intérêt de ce sport, notamment Ernest qui s'appliqua à en finaliser les règles. La pétanque était née !
Il faudra néanmoins attendre le premier concours officiel à La Ciotat en 1910 pour que le mot soit officialisé. Le terme vient des mots de l’occitan provençal pè « pied » et tanca « pieu », donnant en français régional l'expression « jouer à pétanque » ou encore « pés tanqués », c’est-à-dire avec les pieds joints et ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur peut prendre de l'élan. Les innovations sont les suivantes :
 le jeu se pratique sur un terrain plus court ;
 le joueur lance sa boule sans élan ;
 les pieds joints, à partir d'un cercle tracé au sol.
Ainsi, une idée généreuse et humanitaire (on songe aux paralympiques !), allait faire le tour du monde, même si son succès est probablement lié à la simplicité des règles et la sociabilité avec la proximité des joueurs ensemble qui se parlent et s'interpellent.
La première boule en acier aurait été fabriquée en 1927 à Saint-Bonnet-le-Château, qui abrite à présent le Musée international pétanque et boules. La même année, les règles de la pétanque furent codifiées, mais ce n'est qu'en 1930 que les traditionnelles boules en bois cloutées furent remplacées par celles en acier. C'est à Jean Blanc que l'on doit cette évolution.
La Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) voit le jour le 31 juillet 1945 quand, forte de ses 10 000 membres, elle peut enfin quitter la section provençale de la FFB . Quant à la Fédération internationale, elle fut fondée le 8 mars 1958 à Marseille, même si c'est en Belgique, à Spa, que ses premières bases furent jetées, un an plus tôt.


LES CHAMPIONNATS DU MONDE
Les Championnats du monde de pétanque ont été disputés 42 fois en Seniors, 11 fois en catégorie Jeunes et 10 fois en catégorie Féminines depuis le début à Spa (Belgique) en 1959. Tous les championnats se déroulent en triplettes. La France a gagné 35 fois avec 68 médailles (toutes catégories confondues). Les Championnats du monde de tir de précision se disputent depuis 2000.

Palmarès seniors :
 24 fois
France : 1961, 1963, 1972, 1974, 1976, 1977, 1985, 1988, 1989, 1991 à 1996, 1998, 2001 à 2008 ;
 6 fois
Maroc : 1983, 1984, 1986, 1987, 1990, 1997 ;
 4 fois
Suisse : 1965, 1966, 1973, 1980 ;
 3 fois
Belgique : 1959, 1981, 2000 ;
 3 fois
Italie : 1975, 1978, 1979 ;
 1 fois
Algérie : 1964 ;
 1 fois
Espagne : 1971 ;
 1 fois
Madagascar : 1999 ;
 1 fois
Monaco : 1982

Les 44e championnats du monde seniors ont eu lieu à Dakar, au Sénégal du 13 au 16 novembre 2008, et la France a remporté la finale 13 à 0 face à la Thaïlande.
Les 9e championnats du monde de tir de précision ont été remportés par Abdel El Mankari Maroc face à François N'Diaye Sénégal.
En demi-finale le Sénégalais a battu le record du monde avec 63 points.
Palmarès seniors, tir de précision :
 4 fois
France : 2000 à 2003
 2 fois
Thaïlande : 2005 et 2006
 1 fois
Tunisie : 2004
 1 fois
Madagascar : 2007
 1 fois
Maroc : 2008

Palmarès jeunes :

 5 fois
France : 1987, 1989, 1999, 2005, 2007
 3 fois
Belgique : 1991, 1993, 2001
 2 fois
Espagne : 1995, 1997
 1 fois
Madagascar : 2003

Les 11es championnats mondiaux jeunes ont eu lieu à Suwa, Japon du 13 au 15 juillet 2007, et la France a remporté la finale 15 à 3 face à l'Espagne.
Palmarès jeunes, tir de précision :
 Danemark : 2001
 Belgique : 2003
 France : 2005
 Thaïlande : 2007

Les 4es championnats mondiaux jeunes de tir de précision ont eu lieu à Suwa, Japon du 13 au 15 juillet 2007. Sarayoot Kaewpudpong, Thaïlande a remporté la finale 29 à 26 face à Lorenzo Mendez, Espagne.

Palmarès féminines :
 4 fois
Thaïlande : 1988, 1990, 2004, 2006
 3 fois
Espagne : 1996, 1998, 2002
 2 fois
France : 1992, 1994
 1 fois
Belgique : 2000

Les 10es championnats mondiaux féminins ont eu lieu à Grenoble, en France du 20 au 24 septembre 2006, et la Thaïlande remporta la finale 15 à 7 face à la Tunisie.
Palmarès féminin, tir de précision :
 Espagne : 2002
 Thaïlande : 2004
 France : 2006 (Angélique Papon)
Les 3es championnats mondiaux de tir de précision féminins ont eu lieu à Grenoble, en France du 20 au 22 septembre 2006. Angélique Papon (France) remporta la finale sur le score de 50 à 36 face à Thongsi Thamakord, Thaïlande

Voici une liste de très bons joueurs actuels de pétanque qui ont tous gagné de grande compétions.
LACROIX Henri, QUINTAIS Philippe, MILEI Pascal, FOYOT Jean Marc, SUCHAUD Philippe, ROCHER Dylan, RADNIC Zvonko, BETTONI Richard, LEBOURSICAUD Bruno.


ET N’OUBLIEZ JAMAIS : ENTRE PARTENAIRES ET ADVERSAIRES, PATIENCE, COURTOISIE, ET RESPECT SONT A LA PETANQUE NON SEULEMENT REGLEMENTAIRE MAIS AUSSI LES SOURCES DU PLAISIR QU'ON Y PREND.



Notes et références : WIKIPEDIA et l’aimable participation de joueurs de pétanque.


LE TIR


LA MESURE



LE CONTRE




 LE DEVANT DE BOULE


 

LA BOULE SUR LE BUT (sans "biberon")





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